10 ans de la zone de rencontre : entre attentes et réalités…
Voici 10 ans que la zone de rencontre du quartier d’Alt a été inaugurée et aujourd’hui, nous faisons le point ! Le dossier dans le journal du quartier de novembre 2024 vous éclairera sur quelques définitions, l’historique qui a abouti à la création de cette zone de rencontre, sur ses enjeux, l’engagement de nombreuses personnes qui ont œuvré pour sa réalisation et sur les défis à venir (1).
Qu’est-ce qu’une zone de rencontre et à quoi sert-elle ?
Valérie Gerbex Corminboeuf
Selon Wikipedia, la zone de rencontre est une extension d’un concept plus ancien, celui de la zone résidentielle apparu dans les années 1970 aux Pays-Bas. Dès 1988, celui-ci a été étendu aux quartiers commerciaux, centres-villes, et centres historiques. Ce concept s’étend ensuite à d’autres pays, comme la Belgique, la Suisse, la France et l’Autriche sous le nom de zone de rencontre.
Sur le site de Mobilité piétonne suisse, nous apprenons que les zones de rencontres ont connu un essor dans les centres-villes de petites et moyennes communes, fortement orientées vers la clientèle motorisée, alors que la fréquentation piétonne y est pourtant également élevée. Dans ce contexte, les piéton·nes attendent de pouvoir traverser la chaussée avec plus de facilité et de sécurité et le constat est que les passages piétons isolés ne suffisent pas.
Pour y remédier, une solution efficace consiste à abaisser la vitesse de circulation, voire à créer une zone piétonne qui augmente fortement l’attractivité économique des centres.
Malheureusement, l’option « zone piétonne » n’est pas toujours possible, car certains axes doivent rester accessibles au trafic routier. Ainsi, certaines communes ont développé des zones de rencontre qui concilient les besoins propres aux rues commerçantes, tout en augmentant leur attractivité avec la valorisation de l’espace public par l’aménagement (installation de bancs, tables, bacs à fleurs, etc.), le maintien de l’accès pour les riverain·es, la priorité aux piéton·nes (possibilité de traverser la chaussée dans toute la zone), la modération du trafic, gage de réduction des nuisances sonores, et une amélioration de la sécurité routière avec une limitation de vitesse fixée à 20km/h.
Mobilité piétonne suisse nous apprend également que dans une zone de rencontre située dans un quartier d’habitation et dotée de rues commerçantes – ce qui correspond au cas du quartier d’Alt – la chaussée peut être utilisée pour jouer, pratiquer des activités sportives ou pour flâner. Les piéton·nes bénéficient de la priorité et peuvent utiliser toute l’aire de circulation sans toutefois gêner inutilement les véhicules.
Avant la zone de rencontre
Photos : Pius Odermatt
Inauguration de la zone de rencontre
Photos : Elisabeth Longchamp Schneider
Evolution de la zone de rencontre.
Photos : Elisabeth Longchamp Schneider
(1) Voir aussi l’article paru dans notre journal de quartier en novembre 2014, après l’inauguration de la zone de rencontre.
















